Les autorités ont recours à ces législations, notamment les normes antidiscriminatoires, afin de censurer et de poursuivre les opposants pour des discours non violents qui dénoncent la marginalisation de certaines communautés[21].
Dans le même temps, bien que le délit de presse ait été dépénalisé, le Code pénal continue de criminaliser des activités liées à l’exercice de la liberté d’expression, telles que l’apostasie, le blasphème ̶ l’article 306 du Code pénal a été amendé en 2018 afin de rendre obligatoire la peine de mort pour ces deux crimes, ̶ ou la diffamation. En mars 2019, deux blogueurs ont été arrêtés et poursuivis pour diffamation après avoir rédigé des chroniques portant sur un système de corruption présumé[22].
Enfin, il convient de noter que les autorités ont coupé pendant une dizaine de jours les connexions Internet mobiles suite au déclenchement de manifestations après que Mohamed Ould Ghazouani ait annoncé sa victoire au premier tour des élections présidentielles de juin 2019. Ces dernières ont également procédé à des arrestations de personnalités de l’opposition, dont Samba Thiam, qui ont contesté les résultats[23].
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